mardi, 18 juin 2013

Belle (de) nuit



Les frangines sont de sortie, alors on fait péter la soul: Mavis Staple avec I have Learned To Do Without You et How Many Times.

Photo: Pam Grier

Transports


à Jacques Le Minor

La bagnole de ton épouse
Te rend soudain très responsable
Tu aimerais chanter le blues,
T'intégrer à une bande minable

Et ta résolution persiste
À travers les années ratées;
Tu es tout à fait un artiste,
Un romantique, un vieux camé.

Michel Houellebecq
Configuration du dernier rivage, Flammarion, 2013.

Photo: William Eggleston

lundi, 17 juin 2013

Ceux qu'on écoute


Durant quinze ans (1975-1990), Karl Bartos a collaboré en tant que percussionniste aux grands albums de Kraftwerk auxquels il apporta aussi, on le redécouvre aujourd'hui, un indéniable talent de mélodiste électro-pop. Durant toutes ces années, il a tenu un Journal* acoustique dans lequel il déposait lignes mélodiques, collages sonores, esquisses de compositions, etc. Un jour, son label lui proposa de retravailler ce matériel inédit pour en extraire les pépites qui font aujourd'hui briller Off The Record. Les morceaux Atomium, Nachtfahrt (mon préféré) ou encore Hausmusik - qui clôt l'album avec humour - pourraient figurer sur un impossible nouvel opus de Kraftwerk dans le line-up magique.
Je prépare, c'est promis, une recension un peu sérieuse (?) de Off The Record; en attendant, je vous propose de découvrir des extraits de l'album grâce à la BBC qui fait toujours bien les choses.

* A secret acoustic diary

samedi, 15 juin 2013

Belle (de) nuit


Miss Dolores Wells, playmate de juin 1960, a décidé de bouder la party. Elle préfère écouter ses disques préférés en feuilletant des livres d'art tandis que ses amis rejouent pour la énième fois un chapitre de la comédie humaine.

Ceux qui ont la vista




Durant les 50's, le photographe de l'armée américaine Bill Perlmutter parcourut l'Europe de l'Ouest. Sa mission: saisir des images de la reconstruction pour établir un état des lieux du vieux continent quelques années après la fin d'un conflit qui bouleversa le mode de vie de millions de gens. Ces clichés sont extraits du livre Through A Soldier's Lens. Europe In The Fifties chez Seltmann und Söhne, 2013. L'ouvrage est à ranger à côté de Wirtschaftswunder - Deutschland nach dem Krieg, 1952-1967 de Josef Heinrich Darchinger publié chez Taschen.

Une sélection de photos et l'article (en all.)

vendredi, 14 juin 2013

jeudi, 13 juin 2013

Complètement Tiki



Ces photos (fragments) sont extraites du livre Île de Pâques, terra incognita de Micheline Pelletier - qui a co-signé le texte et pris les photos - publié en 2012 aux éditions de la Martinière.
Sur la b.o..

Note: J'entends déjà des puristes maugréer "Esquivel ? Quel rapport avec l'île de Pâques ?!?" Un lien direct ? Aucun, mais je me suis dit qu'avec un peu d'imagination et la musique de Juan Garcia Esquivel, on pouvait créer un moment exotica + lounge agréable.

mercredi, 12 juin 2013

Ceux qu'on verra



Sur la bande-annonce, le noir/blanc choisi par Jan Ole Gerster pour Oh, Boy ! a de l'allure, mais son script - un trentenaire dont la vie en vrac l'éparpille dans le Berlin d'aujourd'hui - est-il assez étoffé pour un premier long métrage ? La critique est divisée: exercice de style déjà vu ou vraie vista d'un nouveau talent ? A vous de trancher... ou pas. Le film est dans les salles.

Merci à Debout
À propos de la séquence dans la boîte beat tirée de Night Tide (1961) avec Dennis Hopper, si vous voulez (re)voir le film, suivez ce lien.
Un blog ça permet aussi de produire entre complices sa Séquence du spectateur même si Catherine Langeais n'est plus là pour l'animer. (Cette émission diffusée chaque dimanche entre 1953 et 1989 sur l'ORTF puis TF1 était conçue de bandes-annonce des nouveaux films que la speakerine présentait en voix off.)

mardi, 11 juin 2013

The night is calling

Ceux qu'on écoute


J´avais rêvé de poursuivre
Sur des rochers luisants
Le galurin de PJ
Galure rouge sang

Profilée dans ses étoffes
Elle hâtait le pas
Elle embrasa
Comme fastoche
Toutes nos haies de lilas

Jean-Louis Murat, Polly Jean sur l'album Mustango (1999) que je réécoute pas mal ces temps-ci, du bel ouvrage de l'artisan songwriter qui cisèle toujours ses chansons dans son sanctuaire d'Auvergne.

Photo: mini robe et mini cars en ceinture - des Corgi ou des Dinky ? - pour PJ Harvey.

Chez ceux d'à côté



The Weird, The Strange, The Beautiful est depuis le premier jour la ligne pour15minutes. Cette œuvre de Sim, dessinatrice et fidèle lectrice, y a donc toute sa place.
Je suis fasciné par le travail sur les éléments des rideaux encadrant le personnage qu'on croit tombé d'un chapitre d'Alice.

lundi, 10 juin 2013

Glou-glou ?



Par Guy Bourdin
Une sélection: 70's, glamour, trashy.

Hello !


Nous sommes en 1977. Sur Westwood Bd, deux Ramones - Joey et Johnny - posent devant la boutique Rhino Records en compagnie de son co-fondateur Harold Bronson, un authentique chevalier du rock.
Hey Ho, Let's Go ! ou The Ramones live à Londres en '77. The best bubble-punk for parties.

Ils sont chez Rhino Records. (Classic Rock)

dimanche, 9 juin 2013

Ceux qui ont la vista




Harry Callahan, Chicago, 1948
A voir aux Deichtor Hallen de Hambourg jusqu'au 23 juin.

Dans le même lieu, une rétrospective William Burroughs est proposée au visiteur.
Qu'est-ce que j'attends pour aller y promener ma carcasse, qu'elle soit trop vieille ? En tout cas, voilà un excellent (double) prétexte de visiter la mythique cité hanséatique.
Dans les expositions à venir aux Deichtor Hallen, j'ai relevé un hommage à Guy Bourdin en novembre prochain. Hé, hé...

Toujours un œil sur les expos qui comptent.

samedi, 8 juin 2013

Ceux qui nous quittent: Esther Williams


La Sirène (ultime) de la comédie musicale a réalisé son dernier plongeon: Yaya m'apprend la mort de Esther Williams le 6 juin à Beverly Hills après 91 ans dans le grand bain.
Glou-glou forever !

1er extrait choisi
2e extrait choisi

Dans ma boîte @ mails


Epatant ! On pourrait croire qu'ils sont en plastic.

Merci à Yaya de ce "Hello !" retour vers le futur. Je n'ai malheureusement pas trouvé Mon cosmonaute chanté par Elsa Martinelli que Yaya suggérait pour la b.o.

vendredi, 7 juin 2013

Hair Attack


Mini-jupes et défis capillaires !

Source, un blog dont je recommande la visite régulière tant il est efficace contre les offensives de l'esprit de sérieux  et aussi le catastrophisme, la sinistrose und so weiter.
Nous sommes maintenant équipés et coiffés pour regarder cette séquence musicale tirée d'un épisode de Batman avec Lesley Gore et Julie Newmar. (miaououou !)

Toto aime l'art: Kirchner



1. Nu au chapeau, 1911
2. Couple de danseurs anglais aux variétés, 1910
3. Le buveur, autoportrait, 1915 
Absence/Absinthe

Par Ernst Ludwig Kirchner, 1880-1938
Ces scans sont tirés du livre que Taschen a consacré au peintre allemand.

Ceux qui nous manquent


Dans un numéro récent de Elle, je lis un papier consacré au possible retour de Ségolène Royal en politique au niveau national. Je me rappelle alors l'article sur Le sourire à visage humain de Ségolène signé par Philippe Muray il y a quelques années. Il figure dans le recueil Moderne contre moderne - Exorcismes spirituels IV publié aux Belles Lettres en 2006. Je ne résiste pas au plaisir d'en déposer quelques lignes. Elles sont si bien tournées que je comprends mieux le bonheur d'un Fabrice Luchini dégustant à haute voix la prose de ce brillant et regretté contempteur des travers et des mirages du postmodernisme. L'époque a tant besoin de pamphlétaires de ce calibre.

Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d'otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicides. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C'est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s'est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d'un arbre. On tourne autour, on cherche derrière, il n'y a plus personne, il n'y a jamais eu personne. Il n'y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, autosuffisant, autosatisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.

jeudi, 6 juin 2013

Masques



Belle nuit

Pop suprême


Un jour sur la radio d'avant, j'attrapai au vol quelques mesures d'une chanson où il était question d'un ange et du matin, mais impossible de retrouver son interprète. Après quelques recherches, j'appris qu'il s'agissait d'une reprise d'un standard composé par Chip Taylor. Très bien, mais laquelle car Angel Of The Morning - c'est son titre - figure depuis 1967 au répertoire de dizaines d'artistes pop, country, rock, soul et même reggae. Obstiné, j'ai enfin retrouvé "ma" reprise, celle de P.P. Arnold qui a aussi embelli de sa voix soul des compositions de Steve Marriott et The Small Faces et assura des backing vocals sur des disques enregistrés par la crème des musiciens pop et rock britanniques*. Pour l'anecdote, Evie Sands grava la première version de Angel Of The Morning, malheureusement son label fit faillite quelques temps après et c'est Merrilee Rush qui décrocha la timbale l'année suivante avec sa version.

PS: Angel Of The Morning par Billie Davies dans l'émission Beat Club de la télé allemande est bien aussi même si elle donne dans le mélodrame (parfois c'est BON), mais j'ai la flemme de déposer le lien. J'ai failli oublier de mentionner la belle version soul to soul de Bettye Swann.

* Elle remplaça au pied levé une Ikette et partit en tournée avec Ike & Tina Turner.

lundi, 3 juin 2013

Vinyl addict: pop suprême



Sur l'album Punch The Clock d'Elvis Costello & The Attractions en 1983 figure Charm School, une perle pop qui nargue les ans grâce à sa production fine et sobre au service de la composition. Au début des 80's, à de trop rares exceptions, les galettes pop/rock dégoulinaient d'effets synthétik pâteux - on disait qu'après l'écoute de certains disques, il fallait éponger le sol sous les platines ;) - et de drums machines débridées qui les plombaient méchamment et les datent aujourd'hui sans appel.

Photo: visuel d'une pub 50's pour une marque de chewing gum
Source

Chez les crétins (ceux qu'on lira)

Presse, radio, télévision ont à ce point perverti les mots qu'il est devenu aujourd'hui impossible à un Français qui parle encore sa langue maternelle d'entendre ce qu'on prétend lui dire... ou plus exactement lui « vendre ». Ce lexique s'adresse donc en priorité à l'honnête homme qui se noie dans le cloaque sémantique de notre époque: il y trouvera, s'il existe, le mot français correspondant au crétinisme en vigueur. Le crétin quant à lui - qu'on définit sommairement comme celui qui parle le crétin, et vice versa, laissant au lecteur le soin de trancher l'épineuse question de savoir si la bêtise détermine son langage -, qu'il soit journaliste, politique, saltimbanque ou écrivain, y puisera les révélations nécessaires à l'amendement qu'on lui souhaite. L'apprenti crétin enfin, n'aura qu'à utiliser ce vade-mecum à l'envers et s'emparer des mille barbarismes, solécismes, synonymes imaginaires, emprunts à l'anglais, mots détournés du jargon technique, pléonasmes et lapsus que nous avons épinglés, pour se constituer un très estimable vocabulaire et entrer dans la carrière des élites qui ne disent rien, sur ce ton d'inimitable arrogance qui fait tout leur charme. (4e de couverture)

En attendant de goûter à la gourmandise lexicale de Pierre Chalmin, on lira cette brève recension. De son auteur, j'ai trouvé ces lignes en guise de CV sur le site de L'Editeur où il est également publié:
Né en 1968, Pierre Chalmin dit de son enfance qu’elle fut assommante, et qu’il vécut une adolescence révoltante. À la fin des années 1980, il échoue au concours d’entrée à l’école de la rue d’Ulm qu’il n’a pas préparé, entreprend de vagues études de droit et vit de petits métiers : nègre, sous-titreur, correcteur. En 1995 il devient éditeur en fondant Chalmin et Perrin, une maison dont la vie sera brève. Il est l’auteur d’un roman, Le petit crevé (Le Dilettante, 1995), d’un journal intime, Mauvaises fois (L’Âge d’Homme, 1999), de Napoléon Bonaparte en verve (Horay, 2002), d’un dictionnaire consacré à Marcel Aymé paru sous le titre L’Art d’Aymé (Le cherche midi, 2004), de Terre Humaine, une anthologie (Plon-Pocket-France Inter, 2005), et d’un recueil de nouvelles, Perdu en mer (Lorisse, 2007).
On ajoutera à la bibliographie son Dictionnaire des injures littéraires réédité au Livre de Poche.

dimanche, 2 juin 2013

Nice Boys Don't Play Rock'N'Roll


Il ne veut pas aller à Chelsea, ok, mais de quel Chelsea s'agit-il ? Le quartier de Londres ou le Chelsea Hotel à New York ? Les deux sans doute dans un jeu de miroirs. Depuis 1978, les décodeurs de lyrics s'empoignent (amicalement) sur le sens des paroles de la chanson de Costello. A mon humble avis, le génial binoclard tira une fusée sur un genre de vie suranné, celui des top envapés et des photographes de mode trop gâtés, des derniers hippies chics façon Ibiza et des pop stars warholiennes exténuées qui survivaient, fantômes pathétiques et crépusculaires, dans les couloirs de l'hôtel ou la salle commune d'un asile de Londres. Les mid-seventies furent impitoyables aux demi-sel et aux starlettes. Quoiqu'il en soit, c'est une perle* composée par un des meilleurs songwriters issus de la vague 1977-78 que l'on retrouve ici dans une version captée à la télé allemande. I don't want to go to Chelsea, oh no...

* Combien d'apprentis bassistes se sont cassé les doigts en essayant de rejouer la ligne de Chelsea ! Les Attractions étaient de bons musiciens formés sur le rude circuit du pub rock, nettement meilleurs que la plupart des sympathiques godelureaux punk, une compétence qui permit à Costello de composer des morceaux que l'on trouvait 'achement compliqués comparés aux trucs en deux, mettons trois accords, des groupes punky.

Photo: Chelsea Hotel par Claudio Edinger, un photographe brésilien de NY qui a consacré un livre à l'immeuble mythique vidé lentement de ses derniers occupants après sa vente. Sur wikipédia, on suit les récents épisodes de l'affaire:
Le 18 juin 2007 Stanley Bard est démis de ses fonctions de manager de l'hôtel à l'âge de 74 ans. Sa famille, qui ne détenait que 40 % des parts, a été mise en minorité par les deux autres propriétaires. (...) Le 4 août 2011, l'hôtel est temporairement fermé aux touristes et le personnel de nettoyage est licencié. (...) En mai 2011, l'hôtel a été vendu au promoteur immobilier Joseph Chetrit pour US $ 80 millions de dollars. Le 1 Août 2011, l'hôtel a cessé de prendre des réservations pour les clients afin de commencer les rénovations, mais les résidents de longues dates demeurent dans l'édifice, certains d'entre eux protégés par des règlements de loyer de l'État. Les travaux de rénovation ont suscité des plaintes par les locataires restants alléguant des risques pour la santé. Cette plainte a été étudiée par la ville, qui n'a trouvé aucune violation majeure. (A suivre)

samedi, 1 juin 2013

Soul Suprême


- Snap ! Snap ! Snap !
Sur le pick up, Watch Dog par notre Etta.

Photo: Walter Blum

Mood 4


Miss Honor Blackman dans l'épisode Dressed To Kill / The Avengers (3e saison) avant le règne de Emma Peel et avec Patrick Macnee/John Steed, off course.
Première diffusion GB: 28 décembre 1963.

Sur la série (en ang.)

vendredi, 31 mai 2013

Belle (de) nuit




Miss Marilyn Hanold
Cette ex-Playmate (juin 1959) so sexy - est-on Playmate à vie comme les ministres ? - figure au casting de quelques glorieux titres du CinéBis ou même Z. Bande-annonce ! Dans le genre, elle est plutôt réussie.

Source image, un blog minimaliste à l'iconographie sympathique: humour, glamour et icônes pop.